Pascal Steichen condamné pour l’organisation de fêtes clandestines dans son château pendant le confinement

L’ancien dirigeant des centres dentaires low-cost Dentexia poursuivi et condamné pour l’organisation de “clandos” dans son Château de Génissac

Montpellier, le 11 juillet 2022.

Le 11 juin 2021, nous faisions parvenir aux médias un Communiqué de presse prudemment intitulé “Le château du fondateur de Dentexia aurait-il accueilli une fête clandestine lors du dernier confinement ?“, après qu’une de nos sources bien informée nous ait relayé l’information, à la suite de publications dans la presse locale.

Un nouvel article vient aujourd’hui confirmer et préciser l’information.

Nos pensées à toutes les victimes de cet escroc multirécidiviste.

 

 

Solidairement,

La Dent Bleue, première association française créée par et pour la patientèle du dentaire | associationladentbleue@gmail.com

Lettre ouverte aux Chirurgiens-Dentistes de France – 19 mai 2022

Le 15e Congrès de la profession une nouvelle fois dans les starting-blocks, la voix des usagers sera-t-elle comme toujours mise à l’écart ?

Lire notre Lettre Ouverte au format PDF.

 

Docteur(e)s, congressistes CDF,

La Dent Bleue est aujourd’hui la seule association française indépendante créée par et pour la patientèle du dentaire. Née du regroupement des victimes des scandales que votre profession connait bien car elle en est témoin (Dentexia, Proxidentaire…), l’association a évolué vers la représentation de l’ensemble des usagers du secteur sur tout le territoire national, quels que soient les statuts juridiques des établissements de santé qui les accueillent et leur mode d’exercice de la dentisterie.

En médecine dentaire, une dent bleue, c’est une dent qui a perdu toute vitalité. Pour notre association, c’est tout l’inverse : chaque initiale de La Dent Bleue renvoie à un combat devenu pour nous vital.

Lobbying : au sens le plus noble, qui est celui d’influencer (au profit des patient.e.s) les pratiques des professionnels et les décisions des pouvoirs publics et des organismes en charge de l’abondante réglementation qui régit votre domaine professionnel. En tant que syndicat, le premier de la profession en nombre d’adhérent.e.s, vous faites de même (au profit cette fois-ci des chirurgiens-dentistes). Pourtant, il n’est pas dit que nos analyses, nos aspirations, nos revendications, voire nos intérêts doivent systématiquement diverger. Au contraire. Nous en voulons pour preuve nos luttes parallèles afin que soient mieux encadrées, au plan législatif, la création et l’activité des centres de santé que l’on a vu proliférer ces dernières années. Alors qu’elles semblent disjointes, nos luttes convergent en réalité sur de nombreux aspects, notamment en matière d’éthique (médicale et financière).

Défense : les affaires, les scandales qui ont défrayé la chronique prouvent que les intérêts des patients doivent être mieux pris en compte. De tous les domaines de soins, le dentaire est sans doute le seul qui, jusqu’à présent, ait échappé à l’intervention collective des patients. La Dent Bleue entend combler ce manque, en redonnant d’abord aux usagers la centralité qu’ils/elles devraient occuper dans tout système de santé. Il nous paraît à la fois rationnel et légitime de militer pour que la patientèle soit mise au cœur (des préoccupations) du secteur dentaire, puisque ce sont des patient.e.s qu’il s’agit de soigner (et non une maladie, encore moins un modèle économique, un corpus réglementaire, une corporation ou une structure juridique). Il nous semble par ailleurs que la capacité des usagers du dentaire à rétroagir positivement sur le système de soins n’a pas été appréciée à son juste niveau. Cette rétroaction positive peut prendre la forme d’une analyse plus efficace des dérives du secteur. Outre les remontées de patient(e)s, c’est l’ambition de la plateforme DentalLeaks, que nous avons récemment lancée sur le modèle WikiLeaks, invitant les professionnels (œuvrant dans la sphère du dentaire ou au sein d’une organisation) à transmettre de manière sécurisée et anonyme tout document d’intérêt général qui, après vérification, sera communiqué aux autorités et tutelles de santé.

Bonnes pratiques enfin, pour favoriser la confiance, d’abord circonscrite aux rapports entre praticiens et patients, mais qui s’étend en réalité à tous les protagonistes du secteur (autorités de tutelle, organismes sociaux, assureurs, financeurs des soins) et forme la condition sine qua non de l’alliance thérapeutique élargie qu’il s’agirait de mettre en place autour des usagers. Nous ne nous attarderons pas ici sur les dispositions qui devraient s’imposer aux plans prophylactique (hygiène), thérapeutique (consentement éclairé), économique (conditions d’encaissement), matériel (ex : traçabilité), réglementaire (ex : stérilisation) et en cas de litige (voies de recours). Vous êtes attachés à un exercice libéral. En tant que patients, nous n’avons rien contre, surtout que votre déontologie professionnelle entend laisser votre exercice en dehors du marché. Cependant, certains faits nous rattrapent, comme la cherté des soins dentaires (ceux dits de qualité) et leur relative inaccessibilité pour la frange de la patientèle la plus en besoin de traitements globaux (prothèses sur implants), une situation que n’a pas solutionnée le panier 100% Santé et qui fait le lit du low-cost, du tourisme dentaire, quand ce n’est pas celui du renoncement aux soins. Comme l’a bien expliqué Olivier Cyran (membre d’honneur de notre association) dans son livre « Sur les dents : ce qu’elles disent de nous et de la guerre sociale », le modèle actuel tend à favoriser l’implantologie et la prothétique au détriment des actes de prévention et de soins. Alors même que la vocation première des soins bucco-dentaires est de conserver et de soigner les dents. Ce constat implique de réfléchir à la revalorisation des soins dentaires courants (que ces derniers soient préventifs ou curatifs) ainsi qu’aux limites de la tarification à l’acte. Les négociations conventionnelles récentes et à venir doivent parvenir à imposer un changement de paradigme. Il nous tient à cœur de respecter le principe fondateur de la Sécurité Sociale, chacun contribuant selon ses moyens et recevant selon ses besoins, tout en réfléchissant à de nouvelles voies de financement de la santé dentaire et de contrôle des risques et abus (par exemple en orthodontie ou en lien avec l’exercice de la profession d’assistant dentaire qualifié).

Le message de notre association à votre profession à l’occasion du présent Congrès est d’appeler à une plus grande co-construction du système de soins en matière dentaire. Parmi les enjeux que nous avons identifiés, outre l’hygiène et la prévention, se trouve l’évaluation de la qualité des soins, qui suppose le contrôle a priori comme a posteriori des plans de traitement et des actes, notamment les plus lourds sur le plan financier ou susceptibles par leur irréversibilité d’hypothéquer la santé des patients. Les remontées qui nous parviennent nous donnent à penser que la sinistralité (évaluée en moyenne à 7%, selon le dernier rapport de la MACSF) est sous-estimée. Parce qu’ils impactent douloureusement et durablement les patients, tout en représentant un coût substantiel pour la collectivité, les incidents émaillant les parcours de soins ne devraient pas être considérés comme de simples aléas thérapeutiques. Parce qu’ils peuvent être le fait à la fois de centres de santé dentaire mais aussi de cabinets libéraux, l’appréhension de ces sinistres représente un défi transversal. Pour la patientèle, ce défi se traduit trop souvent par des difficultés (parfois insurmontables) à trouver les bonnes informations et les leviers adéquats pour faire valoir ses droits, ainsi que les fonds et un cabinet pour poursuivre le chantier dentaire, à supposer que la confiance et l’énergie de se réinscrire dans un parcours de soins soient encore au rendez-vous. Cette confiance, si elle peut être mise à mal par des centres de santé crapuleux (la majorité jouant leur rôle médico-social) ou par tel ou tel dentiste négligent (la plupart ne l’étant pas), l’est tout autant par l’application déraisonnée du principe de la confraternité (empêchant l’un.e des vôtres de décrier le travail d’un confrère ou d’une consœur).

Les sujets que nous avons listés feront certainement l’objet de débats à l’occasion de votre Congrès, sans que vous n’ayez besoin qu’une association d’usagers vous les rappelle. Il nous a toutefois paru important d’attirer votre attention sur le fait que la patientèle du dentaire a non seulement démontré sa capacité à s’autoorganiser (à l’occasion des récents scandales), mais qu’elle est en outre en mesure de s’approprier les problématiques qui la concernent. Loin de vouloir se substituer aux professionnels, elle poursuit son chemin propre : sa trajectoire d’encapacitation.

Comme nous avons à cœur de nous inscrire dans l’action, nous profitons de ce billet pour lancer un appel à vos dons solidaires. Deux projets nous tiennent particulièrement à cœur : d’abord, accompagner les victimes en détresse et les patient.e.s rencontrant des difficultés grâce à la mise en place d’une permanence d’écoute téléphonique ; ensuite, développer des collaborations (avec des professionnels engagés, des influenceurs-euses et des étudiant.e.s) afin de créer un site web de référence permettant de promouvoir l’éducation thérapeutique des patients (en déjouant la désinformation) et de stimuler de multiples partages et synergies.

Nous vous remercions pour votre attention et nous tenons à votre disposition pour tout échange à venir.

Solidairement,

La Dent Bleue, première association française créée par et pour la patientèle du dentaire | associationladentbleue@gmail.com

Affaire Guedj : encore un exemple retentissant d’échec dans la relation soignant-soigné

Il aura fallu plus de dix ans pour que s’ouvre enfin le procès des dentistes Guedj père & fils, poursuivis pour avoir sacagé à grand frais (et contre espèces sonnantes et trébuchantes) les bouches de plusieurs centaines de patient.e.s à Marseille. La Dent Bleue se réjouit de la tenue de ce procès important pour les victimes et s’interroge sur les leçons qui peuvent en être tirées, notamment au plan sociologique.

Montpellier, le 27 février 2022

Lionel Guedj et son père Carnot Guedj, tous les deux dentistes de leur état, sont poursuivis entre autres pour « violences volontaires ayant entrainé une mutilation ou une infirmité permanente », « escroquerie » et « faux en écriture privée », à la suite de faits qui se sont étalés jusqu’en 2012. Les deux chirurgiens-dentistes auraient dévitalisés des dents sans raison médicale, posé des couronnes sans essayage préalable, falsifié des dossiers médicaux et conduits des soins à la va-vite dans le but d’encaisser des sommes (mirobolantes, à en juger par leur train de vie) non seulement de la part de la patientèle mais aussi de l’assurance-maladie, organisme devenu aujourd’hui l’un des principaux « bailleurs de fond » des escrocs de la santé.

 

 

Alors que le procès Guedj débute, que faut-il en attendre ?

D’abord, que justice soit rendue. Comme nous l’écrivions au sujet du procès Dentexia (voir notre précédent communiqué), tout procès pénal vise à prendre en compte le préjudice subi par la victime, mais sert aussi à faire en sorte que son statut soit reconnu. Cette reconnaissance est la condition sine qua non pour que la victime soit restaurée dans sa dignité et puisse, enfin, commencer à sortir de sa situation de victime. Bien souvent, les victimes ayant déposé plainte et s’étant constituées parties civiles ne le font pas pour glaner indemnisations et autres dommages et intérêts, mais pour être « lavées » du fort sentiment d’humiliation (et de violence psychologique) qui a accompagné leur « parcours de soins » (entâché quant à lui de violences physiques) et pour en finir avec le sentiment d’impunité dont jouissent leurs bourreaux. Ces motivations sont partagées par les victimes des récents scandales dentaires de masse Dentexia et Proxidentaire. La Dent Bleue espère que les instructions judiciaires en cours en lien avec ces deux scandales pourront bénéficier d’un coup d’accélérateur et de projecteur suite à la tenue du procès Guedj, parce que le silence et l’invisibilisation font toujours le jeu des maltraitants, jamais des maltraités. En parallèle, notre association ne masque pas son inquiétude, notamment face à l’injustice des barèmes appliqués suite aux expertises médico-judiciaires dans le secteur de la dentisterie et qui minorent systématiquement le préjudice des victimes, réduisant leurs chances d’indemnisation et de réhabilitation à la fois au plan de leur intégrité physique que dans leur dignité.

Deuxième point, la lenteur des procédures ne doit pas éluder le fait que le retour aux soins est souvent trop tardif pour les victimes. Que sont devenues les victimes de l’affaire Guedj après la décennie qui vient de s’écouler ? Ont-elles toutes été soignées ? La problématique dentaire a cela de particulier qu’un.e patient.e ne peut pas être laissé.e « au milieu du gué » dans son parcours de soins, sauf à risquer une aggravation de son état de santé et de ses souffrances. Or, pour les victimes déplumées – au plan financier – par un cabinet ou un centre dentaire et qui ont laissé des plumes – au plan sanitaire – , l’onde de choc est particulièrement tenace. La Dent Bleue souhaiterait qu’une étude rétrospective soit conduite pour déterminer quelles victimes ont pu finaliser leurs soins avec succès et tourner la page et quelles autres restent engluées, plus de dix ans après les faits, dans des déboires dentaires, mais aussi potentiellement financiers, familiaux, psychologiques en lien avec les mauvais traitements subis de la part des dentistes Guedj. Une telle grille de lecture pourra par la suite être cooptée afin de nourrir un référentiel commun applicable à l’ensemble des victimes du secteur dentaire, pas seulement des centres dentaires « low-cost » mais tous établissements confondus.

Troisièmement, l’affaire Guedj fournit l’occasion de s’intéresser à la manière dont la division soignant-soigné illustre des rapports de pouvoir pouvant déboucher sur un échec de la relation thérapeutique, avec en toile de fond l’influence d’autres variables, telles que le statut socio-économique, pour l’instant largement ignorées par les analystes et les commentateurs.

Dans le cas de l’affaire Guedj, les témoignages disponibles font état de menaces (du type « il faut tout refaire sinon vos dents vont tomber ») et de fausses promesses (qui ont fait la triste renommée du « sourire Guedj », à savoir une bouche défaite) entendues par les victimes de la part des praticiens. Autant d’injonctions suivies par la patientèle de part la position généralement dominante du soignant, dépositaire d’un savoir-faire médical et technique qu’il peut exercer avec autorité, devant une personne en souffrance, infantilisée, perdue face au jargon et aux équipements du cabinet, contrainte de dévoiler sa sphère intime (orale et mentale) et finalement dépossédée de tout esprit critique (du grec kritikos, « capable de discernement »). Dans ces conditions, on comprend que le modèle du partenariat entre les chirugiens-dentistes et les malades prenne régulièrement du plomb dans l’aile, et avec lui l’alliance thérapeutique et la relation de confiance (y compris au niveau pécuniaire) qu’il s’agirait idéalement de pouvoir nouer à l’occasion de la trajectoire de soins dentaires.

Les scandales Dentexia et Proxidentaire ont en outre démontré que ce système « patriarcal » et binaire (indépendant du genre du/de la dentiste bien entendu) se double fréquemment d’une autre dichotomie : entre cette fois-ci le/la patient.e devenu.e client.e et le centre dentaire devenu pourvoyeur de prestations de service – ou le praticien devenu marchand assumé ou déguisé, comme dans le cas des dentistes Guedj. Dans leur très grande majorité, leurs victimes étaient des gens modestes, qui résidaient à l’époque dans les quartiers Nord de Marseille, rappellant (comme le formule Olivier Cyran, auteur de « Sur les dents : ce qu’elles disent de nous et de la guerre sociale », Ed. La Découverte, 2021) que les dents sont par nature un organe « intersectionnel », situé à la croisée de nombreux rapports de domination à l’œuvre dans notre société (entre soignant et soigné, entre un secteur dentaire mercantile et des patient.es devenus consommateurs.trices de soins) et révélateurs d’inégalités sociales en matière d’accès aux soins.

Plutôt que de se focaliser exclusivement sur le volet « sensationnaliste » des scandales dentaires, il nous semble impératif, face à la persistance tant des inégalités que des déviances, d’intégrer le statut économique et l’origine sociologique des victimes en tant que catégories d’analyse. Ce faisant, la façon dont ces variables affectent dans la durée non seulement le porte-monnaie mais aussi les corps de tel ou tel groupe de patient.e.s seront mieux appréhendées et des solutions pourront commencer à être trouvées pour diminuer les risques encourus par la patientèle dans son ensemble. Il ne suffit pas de prendre acte des scandales les uns après les autres et continuer le business as usual au niveau sectoriel et politique. Il s’agit de remettre en question en profondeur les paradigmes qui produisent du « péril sanitaire et financier », pour éviter la survenue des scandales et de toutes les situations dans lesquelles la patientèle est réifiée. Les futures victimes étant à chaque fois considérées comme des objets de soins plutôt que des sujets de soins que ce soit par des dentistes peu scrupuleux ou par un système de santé à la vision parfois trop court-termiste et aux corpus législatif et réglementaire bancales.

Solidairement,

Abdel Aouacheria

Pour le Collectif contre Dentexia & La Dent Bleue, première association française créée par et pour la patientèle du dentaire | associationladentbleue@gmail.com

 

Arrêt chambre instruction procès Dentexia

 

 

Dans son arrêt du 14 septembre 2021, la Cour d’Appel de Paris rejette la requête en nullité déposée par le fondateur des centres dentaires associatifs « low-cost » DENTEXIA, qui ont fait plusieurs milliers de victimes entre 2012 et 2016. Si ces dernières se réjouissent de cette décision de justice, elles n’en demeurent pas moins inquiètes des lenteurs de la réponse pénale.

Un arrêt vient d’être prononcé par la Cour d’appel de Paris dans le cadre de l’instruction en cours sur l’affaire Dentexia. Vous avez été un certain nombre à nous contacter pour avoir des informations sur son contenu et les suites à donner au courrier (accompagné d’un CD-ROM) qui a été envoyé aux plaignant.e.s.

L’arrêt débute par la longue liste des plaignants (plus de 70 pages !) qui se sont constitués parties civiles, montrant la détermination et l’engagement des victimes pour que justice soit rendue. Ensuite, les faits reprochés à Pascal Steichen et aux autres personnes mises en examen sont listés, avec moult détails. Il est instructif de parcourir cette section, notamment pour se faire une idée de la manière dont Pascal Steichen et consorts organisent leur défense (ou leurs défenses respectives, pour être plus exact).

On rappellera les chefs d’accusation concernés : pratique commerciale trompeuse et tromperie aggravée ; blanchiment en bande organisée ; banqueroute ; abus de confiance ; abus de biens sociaux ; fraude fiscale ; escroquerie en bande organisée ; complicité de violences volontaires ayant entraîné une mutilation et/ou une infirmité permanente.

La Cour met en avant la mission « d’intérêt général » exercée par le « Collectif contre Dentexia », que nous avions fondé en 2016 et qui a permis aux victimes de se structurer et d’agir collectivement (encore aujourd’hui) pour faire face, s’entraider et interagir avec les nombreuses parties en présence.

Au niveau des conclusions, on apprend que la chambre de l’instruction a rejeté la demande de nullité présentée par Pascal Steichen, qui s’était plaint de « l’impartialité » supposée de l’un des experts (le Pr. MISSIKA) agréé près des tribunaux et mandaté pour examiner certaines des victimes de Dentexia dans le cadre de la procédure pénale (audience du 18 mai 2021). Cette manœuvre constituait à l’évidence une tentative de « pourrissement » pour rallonger la durée de l’instruction et discréditer le traitement de l’affaire au plan médico-judiciaire. Le courrier reçu cette semaine indique que Pascal Steichen a été débouté de sa demande par la Cour. Il n’a donc pas obtenu gain de cause, c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des plaignant.e.s !

Pascal Steichen et ses avocats vont sans doute se pourvoir en cassation pour contester cette décision de justice et tenter de gagner du temps, comme d’habitude (même si le pourvoi en cassation ne suspend pas forcément le déroulé de l’instruction). En tout état de cause, les victimes prennent acte de cette décision de justice, tout en ne cachant pas leur désarroi face aux lenteurs de la réponse pénale (cinq années nous séparant aujourd’hui de la liquidation de l’enseigne DENTEXIA).

Les plaignant.e.s n’ont rien à faire sinon à prendre acte du document. Inutile à ce stade de répondre ou de se rendre à Paris.

Solidairement,

La Dent Bleue

 

Manifestation en soutien aux victimes de la chaine dentaire “low-cost” Proxidentaire.

RDV samedi 25 septembre 2021 à 10h devant le centre dentaire Proxidentaire à Chevigny Saint-Sauveur.

Venez nombreux.ses!

Solidairement,

La Dent Bleue